Apprendre à son chien à rester seul

chien attend son maitre

L’apprentissage de la solitude est l’un des apprentissages les plus important car il permettra à votre chien d’être serein et à l’aise, même lorsque vous serez au travail ou en déplacement.

Il se peut que votre chien détruise, pousse des vocalises ou encore soit malpropre en votre absence et nous allons voir ici comment apprendre à votre chien à rester seul sans commettre mille et une bêtises.

Comprendre l’attachement d’un chien à son maître

Lors de ses premières semaines de vie, votre chien a opéré ce que l’on appelle un attachement primaire, auprès de sa mère. A l’état naturel, le détachement se fait aux alentours de 4 mois et il s’opère par une réduction des tétées qui deviennent trop douloureuses pour la mère ou encore par l’interdiction progressive de l’accès à la couche.

Toutefois, en général, l’adoption d’un chiot se fait à l’âge légal d’adoption, c’est à dire 2 mois. Le détachement naturel n’a donc pas été fait et le chiot s’attache donc à son nouvel être de référence : vous, son second être d’attachement.

Et une fois que le chiot arrive à la maison, on le surprotège, on lui porte toute l’attention qu’il réclame, on s’inquiète de tous ses faits et gestes, etc. Cela peut être une bonne chose pour créer une relation basée sur la confiance entre vous, mais il est essentiel d’opérer le détachement au bout d’un moment ! Tout simplement pour que votre chien apprenne à être bien dans ses pattes, même lorsque vous n’êtes pas là.

Si ce détachement n’est pas opéré, votre chiot/chien développera alors un hyper attachement et donc une anxiété liée à la séparation à chacun de vos départs.


7 conseils pour apprendre à votre chien à rester seul

Conseil n°1 : Apprendre la solitude, même lorsque vous êtes présent

Cela peut paraitre contradictoire, mais apprendre à un chien à rester seul commence dans un premier temps par le fait de lui apprendre à rester seul dans une pièce alors que vous êtes dans une autre pièce de la maison.

Pour se faire, on pourra instaurer une pièce interdite où le chien n’aura pas le droit d’aller pour qu’il comprenne que même si vous n’êtes pas dans la même pièce : il n’y a pas de danger ou un quelconque risque.

Ensuite, apprenez à votre chien à aller à son panier sur indication de votre part et surtout à y rester. Cela pourra vous être utile dans de nombreuses situations mais cela permettra dans un premier temps d’apprendre à votre chien qu’il n’a pas à vous suivre partout.

J’entends souvent des maîtres me dirent : « c’est trop mignon, mon chien me suit partout, même quand je vais aux toilettes ». Malheureusement, il n’y a rien de « mignon » là dedans, c’est un réel souci comportemental que vous devez régler au plus vite pour que votre chien soit plus à l’aise dès lors qu’il se retrouve seul (lorsque vous allez aux toilettes ou au travail).

Conseil n°2 : Etre à l’initiative des contacts

Un chiot ou un chien pour qui on aura sans cesse de l’attention et à qui on répondra toujours (positivement ou négativement) lorsqu’il quémandera de l’attention (que ce soit en sautant, en aboyant ou en insistant), ne saura pas gérer le fait qu’il n’y ait pas de réponse.

En clair, dans ce cas nous sommes davantage sur un problème de gestion de frustration que de solitude. Mais si vous parvenez à apprendre à votre chien à gérer sa frustration, alors l’apprentissage de la solitude sera plus aisé.

Car un chien qui ne parvient pas à gérer sa frustration lorsqu’il est seul (c’est à dire qu’il ne parvient pas à obtenir l’attention qu’il souhaite, étant donné sa solitude), peut être amené à détruire, aboyer sans cesse, être malpropre, etc.

Dans la pratique, être à l’initiative des contacts signifie justement ne plus répondre aux demandes d’attention de son chien. C’est couper tout lien social (ne pas le toucher, ne pas le regarder, ne pas lui parler) tant qu’il insiste.

Ainsi, si votre chiot/chien vous saute dessus, aboie ou même s’il vous apporte son jouet pour jouer avec vous, ignorez-le et attendez qu’il passe à autre chose (ne le grondez pas car cela sera tout de même perçu comme une réponse du point de vue du chien). Dès lors que c’est chose faite, appelez-le pour lui proposer un contact ou une activité avec vous.

Vous apprenez ainsi à votre chien que renoncer, c’est gagner !

Conseil n°3 : Dé-ritualiser les départs

Votre chien passe son temps à vous observer, il comprend donc très bien dès que vous vous apprêtez à partir.

Ainsi, je vous recommande de mettre en place toutes les actions qui, habituellement, vous poussent à partir, mais sans partir. Cela se traduit concrètement par le fait de prendre ses clés, puis les reposer, mettre son manteau, puis l’enlever, se promener dans la maison avec son sac, franchir la porte puis revenir de suite, etc.

Cela permettra à votre chien de ne plus associer toutes ces actions à la solitude.

Conseil n°4 : Positiver les absences

N’hésitez pas à rendre vos départs super agréables pour votre chien. Si vous lui laissez un jouet  (type Kong par exemple) rempli de friandises, il associera votre départ à quelque chose de très positif.

Surtout, le plus important ici sera de proposer des jouets que votre chien n’a pas toujours en « libre service » afin que ces derniers gardent une grande valeur pour lui.

Conseil n°5 : Avoir une attitude cohérente

Votre attitude doit être rassurante pour votre chien. Si vous lui dites « au revoir » en ayant déjà peur qu’il fasse des bêtises, il sentira vos craintes et commencera dors et déjà à s’inquiéter.

Je vous recommande d’ailleurs de ne pas lui dire « au revoir », ignorez votre chien et faites comme si vous alliez chercher votre courrier à la boîte aux lettres.

Ensuite, proposez à votre chien des absences de plus en plus longues, mais de manière très progressive. Il ne s’agit pas de le laisser seul pour la première fois pendant plusieurs heures d’affilées.

Et enfin, lorsque vous rentrez chez vous, ne faites pas la fête à votre chien, ignorez-le jusqu’à ce qu’il se calme. Et s’il y a des bêtises de faites : ne le grondez pas, respectez la règle du « pas vu, pas pris ».

Conseil n°6 : Réduire l’espace

Un chien se sentira plus à l’aise dans un endroit restreint tout simplement car il n’aura pas une dizaine de portes et fenêtres à vérifier « au cas où vous rentreriez ».

Ainsi, n’hésitez pas à réduire le champ de liberté de votre chien lors de vos absences, en lui laissant bien entendu de quoi boire et quelques jouets pour qu’il s’occupe.

Même si de nombreuses personnes sont réfractaires à cette solution, si les absences ne durent pas plus de 3 ou 4 heures, vous pouvez installer votre chien en caisse/niche d’intérieur en ayant bien entendu procédé à un apprentissage positif de cet endroit en amont.

Attention, la caisse de permet pas de régler un problème, tous les conseils de cet article devront tout de même être appliqués pour permettre au chien de réellement mieux vivre la solitude.

Conseil n°7 : Répondre aux besoins de dépense du chien

Enfin, cela parait évident et pourtant il est parfois nécessaire de le rappeler : le chien, qu’il soit en maison avec un jardin ou en appartement, a besoin de se dépenser physiquement, mentalement et de manière olfactive tous les jours !

Le chien, qu’elle que soit sa race, est un animal qui a besoin d’être stimulé tant physiquement que mentalement. Mais surtout, il a besoin de sentir quotidiennement les messages laissés par les copains.

Ainsi, avant chaque absences, dépensez bien votre chien en lui proposant une balade, une séance de jeu de recherche, de réflexion ou l’apprentissage de tricks, etc. N’oubliez pas qu’un chien épuisé sera un chien qui n’aura qu’une seule envie : dormir !

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