Apprendre à son chien à s'asseoir

chien assis

Lorsque l’on adopte un chien, il est conseillé d’apprendre rapidement ce que l’on appelle l’éducation de base. Alors à travers ces mots on peut y mettre beaucoup d’indications…

Ces indications ne seront pas nécessairement les mêmes pour tous les maîtres car mettre en place une éducation de base c’est apprendre des choses à son chien qui nous seront utiles au quotidien.

Certains auront besoin d’apprendre très rapidement le rappel, d’autres plutôt des ordres de renoncement ou de retour au calme, etc. Mais dans la plupart des cas, le « assis » est l’une des premières indications que l’on apprend à son chien, parce que c’est souvent la plus simple et la plus utile au quotidien.

Appendre le « assis » à son chien c’est lui apprendre à attendre, à retrouver un état plus calme, plus serein, et donc retrouver une certaine connexion avec son chien et ainsi une attention de sa part.

Le « assis » fait partie des indications de position statique que l’on apprend à son chien, notamment pour pouvoir garder un certain contrôle dans diverses situations.

Toutes les indications, tous les ordres que l’on apprend à nos chiens peuvent paraitre futiles pour de nombreuses personnes mais pourtant l’éducation d’un chien permet de pouvoir assurer sa bonne intégration à la fois dans son groupe social mais aussi dans la société de manière générale.

Qui dit bonne intégration dit bonne cohabitation et donc risques d’abandons de chiens diminués

Quand apprendre le « assis » à son chien ?

Tout d’abord, si vous avez un chiot, je vous recommande de ne pas tarder dans les différents apprentissages que vous souhaitez mettre en place car un chiot de quelques mois sera toujours beaucoup plus réceptif et apprendra plus vite.

Donc lorsque l’on entend qu’il faut attendre les 6 mois du chiot avant de commencer à travailler son éducation : c’est faux, archi faux ! N’attendez pas et profitez de la motivation et l’enthousiasme de votre chiot pour lui apprendre, à travers le jeu et sans jamais de violences, qu’apprendre c’est chouette !

Ensuite, l’indication « assis » est l’une des postures les plus facile à apprendre à un chien car elle fait partie des positions naturellement proposées. Donc même si vous avez un chien adulte, voire un vieux chien, la position « assis » sera relativement simple à apprendre.

Trouver la motivation de votre chien

Avant même de commencer à apprendre de nouvelles indications à votre chien, vous devez trouver ce qui le motive et ce qui le poussera à vous écouter et adopter les comportements souhaités.

La plus connue des récompenses reste bien entendu la friandise, mais elle n’est pas la seule : vous pouvez récompenser votre chien en le caressant (s’il apprécie ce geste parfois perçu comme trop intrusif pour certains chiens), la voix (à condition qu’elle soit vraiment entendue comme une récompense), le jeu (à condition qu’il ne vienne pas trop exciter votre chien pendant la séance de travail), le simple fait d’obtenir ce qu’il souhaite, etc.

Les différentes techniques d’apprentissage du « assis » :

Pour l’apprentissage du « assis » on pourra utiliser deux techniques, qui pourront/devront se compléter l’une et l’autre.

La technique de la capture :

Cette technique consiste à valider et renforcer positivement les positions proposées naturellement et spontanément par le chien. On « capture » ainsi les attitudes naturelles du chien.

Cette technique doit toutefois être accompagnée d’une autre technique d’apprentissage pour que le résultat soit complètement efficace.

La technique du leurre :

Cette technique consiste à guider le chien avec une motivation, telle qu’une friandise, vers la position que l’on souhaite qu’il prenne.

Etape 1 : A l’aide de la friandise, faites un mouvement lent de sa truffe vers sa queue. Le but ici étant que la friandise dans votre main soit toujours proche de la truffe de votre chien. Votre mouvement en arrière va inciter votre chien à suivre votre main et donc mécaniquement à s’asseoir.

Etape 2 : Lorsque votre chien s’est assis, il vous suffit de le récompenser verbalement par un « ouiiii » aiguë et enthousiaste et de lui donner la friandise en question. Il faudra également ajouter l’indication verbale à chaque fois que le chien se sera assis afin qu’il fasse le lien entre son action et l’indication choisie.

Etape 3 : Répétez cette action autant de fois possible, puis, à terme, il s’agira d’enlever la friandise de votre main et n’utiliser que votre main seule. Mais attention, il faudra toujours récompenser avec l’autre main. 

Etape 4 : Une fois que les trois étapes précédentes sont acquises à 100%, il s’agira de donner l’indication avant que le chien ne s’exécute. Pour se faire, on veillera à donner l’indication tout d’abord en chuchotant pour ensuite avoir une marge de manoeuvre si le chien n’obéit pas : on viendra alors augmenter légèrement l’intonation de notre voix à chaque « refus » du chien.

Ce qu’il ne faut absolument pas faire

● Lever la main trop haute et donc inciter finalement le chien à sauter pour obtenir sa friandise

● Donner la récompense alors que le chien s’est déjà relevé ou saute pour obtenir sa friandise

● Répéter les indications trop rapidement ! Vous devez attendre entre chaque indications verbales et augmenter l’intonation de votre voix à chaque refus. Un exemple : « assis » (comptez 3 sec dans votre tête) « assiis » (comptez 3 sec dans votre tête) « assiiiis », etc. Ici, il ne s’agit pas de crier, juste de renforcer l’intensité que l’on met dans notre voix.

● Compliquer la difficulté des exercices trop rapidement. Par exemple : proposer la séance de travail en ville alors que dans le salon, le « assis » n’est pas parfaitement exécuté.

Astuces pour garantir la réussite des exercices

Respecter la règle des 3D (Durée, Distance, Distraction) : c’est à dire augmenter la difficulté progressivement et ne passer à l’étape suivante que lorsque l’étape précédente est acquise à 100%. En clair, ne pas compliquer un exercice si déjà « la base » n’est pas solide.

Utiliser un maximum de communication non verbale : plus vous parlerez à votre chien, moins il vous écoutera. Soyez donc concis dans vos mots et clair dans votre gestuelle.

Etre sûr de soi et de la réussite de l’exercice : si vous êtes convaincu que tout va bien se passer, vous mettez déjà toutes les chances de votre côté.

Ne pas s’énerver et faciliter l’exercice s’il y a blocage : en rapport avec la règle des 3D… Un chien qui apprend à diviser alors qu’il ne sait pas additionner est un chien que l’on met en échec bêtement !

Privilégier un environnement serein et adapté à l’apprentissage au début : toujours en rapport avec les 3D… On préféra commencer tous les apprentissages dans un endroit calme (comme le salon par exemple) et on rendra les exercices ensuite plus difficiles en passant dans le jardin, puis en balade, puis en ville par exemple.

Favoriser et renforcer les bons comportements : soyez heureux et fier lorsque votre chien adopte le bon comportement. Ne considérez pas son obéissance comme quelque chose d’acquis ou de « normal »… Soyez super enthousiaste/joueur/chaleureux lorsque votre chien coopère avec vous, tout simplement pour qu’il ait envie de recommencer.

Préférer des leçons courtes mais répétées régulièrement dans le temps : si les séances sont trop longues vous allez dégouter votre chien du travail. Mieux vaut faire des séances de 10 minutes pas plus et toujours terminer sur une réussite que pousser le chien « à bout » et ne même plus parvenir à obtenir quoique ce soit et donc terminer sur un échec, ce qui serait dommage.

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Apprendre le « assis » à son chien
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